Sous le pavé idéologique des postures hollandistes et du pathos indigent d’un Mélenchon passé maître es clowneries sociales, combien de place reste-t-il encore pour une plage de lucidité citoyenne ? Poser la question c’est déjà y répondre. Soyons clair ! En effet, que distingue-t-on d’original aujourd’hui dans cette « Présidentielle » 20I2, -globalement socioligarchique, excepté un fatras d’arguments électoralistes plus tarabiscotés les uns que les autres et empilés sur un modèle —hélas trop connu !— qui est celui de la dissimulation, de la corruption et de l’amoralité politique aujourd’hui quasi institutionnalisée ?
À preuve, le dernier haut fait socialiste en date : L’affaire du scandale Dalongeville et ses turpitudes financières… Suivie de la publication d’un livre : «Rose Mafia*», collégialement honni par tout ce que le PS compte de hautes consciences. Ce qui explique pourquoi cet ouvrage a été si vite verrouillé par l’ensemble de la gente “médiatique” aux ordres d’une gauche indécrottablement bien pensante.
Comme quoi, si l’imposture politique est humaine, le socialisme, lui, est une constante bavure sociologique. Mais aussi une authentique châtellenie peuplée de marquis au petit pied, dont MM. François Hollande et Jean-Luc Mélenchon représentent le fleuron de l’anti-France.
A quoi s’ajoute, pour ce qui est de l’histrion louvoyant de l’ultra-gauche, une bizarrerie finassière au top niveau du particularisme politique : le Mélenchon à facettes !
Des facettes évidemment trop nombreuses pour toutes les mentionner ici. Une seule suffira cependant à le situer. Mais comment mieux résumer ce remuant personnage autrement que par un titre de roman du style : l’Homme aux Pantoufles Maçonniques.
Excepté que 35 longues années d’errements au compteur socialiste ça laisse des traces. Et même des séquelles ! Car ce pantouflage au long cours, entre frères maçons d’une part, et camarades socialistes d’autre part, contredit aujourd’hui la nouvelle casquette —aussi attrayante qu’un mille-feuilles défraîchi— sous laquelle le survolté chef de file d’une hypothétique VIe république tente actuellement d’apparaître comme le parangon d’un « nouveau » type de société française et de ses présumées vertus démocratiques.
Ce qui nous éclaire immédiatement sur le bien fondé de ses arguments, —aussi « rebelles» que des discours culinaires sur les ronds de chapeau d’un système oligarchique et anti-social—, que cet éminent distributeur multicartes de sornettes démagogiques s’efforce de faire avaler aux populations les moins averties du danger euromondialiste.
À savoir : le règne sans partage de la pègre financière apatride sur des nations en voie de dépeçage économique. Avec, faut-il le préciser, la connivence socioligarchique des socialistes, du “bangstérisme” international et leurs auxiliaires Francs-maçons. Tous solidaires ou adeptes inconditionnels d’une gouvernance mondiale asociale et totalement dérégulée, dont M. Mélenchon reste aujourd’hui un des porte-enseigne plus ou moins occulte.
À ce titre, il est heureux que les facéties baroques du bateleur du Front de Gauche : agent pathogène d’une « mélenchonite » vraisemblablement aussi carabinée que fugace, ne soient pas contagieuses. Et elles ne le sont pas pour la bonne raison que ce Showman « maästrichtien » du grand écart, cet Apparatchik surmédiatisé du showbiz trotsko-atlantiste, reste plus que jamais accroché aux mamelles nourricières d’un courant politique qui, depuis des décennies, lui a généreusement permis de vivre sur un grand pied. Et même au-delà !… En tout cas, qui lui a permis pécuniairement et pour longtemps, d’être à l’abri du besoin.
Ce qui est loin d’être le cas pour la majorité de ses inconditionnels supporters qui —lorsque tous les micros et lampions seront éteints— se retrouveront, eux, en attendant un monde meilleur, parqués dans des « no man’s land » militants de survie économique et généreusement… abreuvés de fantasmes !
A cet égard, on a pu encore, très récemment, se rendre compte de la façon dont le vénérable et très dévot porteur de tablier franc-maçonnique n’hésite pas à rameuter des troupes dissidentes d’un socialisme jugé un tantinet trop platonique.
Pour le reste, excepté un bénévolat énamouré, rien de nouveau. Pas même la générosité d’une gauche qui, c’est notoire, n’a jamais manqué de se montrer prodigue… en distribution de nèfles gratuites.
L’ironie du sort, —les militants du Front de Gauche apprécieront—, c’est que leur héros, plus connu pour ses performances médiatiques et ses prises de position du type va-t-en-guerre (Libye, etc.,) que pour ses convictions politiques, se dispose, très dévotieusement et sans coup férir, à trahir très prochainement tout son petit monde révolutionnaire.
Du coup, cette aimable vilenie révèle qu’en dépit de son bonnet phrygien coincé entre les dents, les extravagances exhibitionnistes du susnommé, mises en perce médiatique (pour que ça mousse plus fort !), ne relèvent pas du hasard mais, au contraire, d’un calcul politique précis. Avec un objectif : son prochain ralliement négocié à F. Hollande. Un veinard celui-là ! Mais un veinard pas fâché du tout d’empocher une offrande de plusieurs sacs supplémentaires garnis de liasses de bulletins de vote tombés miraculeusement du ciel trotskiste (chapeau l’artiste !) et… pieusement déposés à ses pieds.
Sauf qu’il est à craindre que le F. Hollande : nouvelle cuvée ; emberlificoté dans un projet socialiste mal recousu, et embusqué derrière un projet sociétal peut-être encore plus vaseux, ne nous concocte en douce un panorama plus conforme à sa vision personnelle du « Meilleur des Mondes » et des us et coutumes euromondialistes. Un projet d’ailleurs probablement équivalent au modèle US de la « French-Américan Foundation » à laquelle, d’ailleurs, selon certaines sources, il appartiendrait.
Or, à ce propos, que cette appartenance soit d’ailleurs avérée ou non, M. Hollande oublie étrangement d’en piper mot à ses concitoyens. Du coup, une question surgit : Pourquoi ? Pour ne pas attrister ses sympathisants ? On en doute.
En revanche, ce qui est moins rassurant, c’est que la sensiblerie et les affectations humanistes du candidat socialiste transpirent la vision quasi carcérale d’une future mise en chantier de coercition citoyenne. Avec, à la clé, une novlangue* obligatoire. Autrement dit : un verrou conçu pour enfermer définitivement les Français dans le moule sans fond de la police de la pensée politique.
Dès lors, et de ce point de vue, le slogan électoral du PS : « PRÉSIDER AUTREMENT » est en parfaite adéquation avec la concoction de son idéologie apatride et prend ici tout son sens.
Car, dans l’esprit socialiste, « Présider (mutiler ?) autrement » une France de la francité séculaire, ne peut se concevoir que par la greffe artificielle de “poches” idéologiques —constituées en premier lieu par un lumpen prolétariat d’importation exogène.
Ce racolage contre nature est supposé favoriser le moment venu : l’émergence d’un électorat réputé plus sensible au chant des sirènes socialistes et aux subventions qu’elles impliquent.
À cet effet, on tente de persuader les Français que la panacée euromondialiste —pur produit des manipulations socioligarchiques en cours— serait censée être la seule à pouvoir aujourd’hui faire mourir mouvoir une France transformée, alors, en un territoire de vaste et ordinaire… “francitude.”
Grâce à quoi, si M. Hollande, à l’instar des traditions bananières, pensait un instant faire « Président à vie », il y a fort à parier qu’il ne s’y prendrait guère autrement.
Dans ces conditions, faire accroire aux Français que la formule creuse du « PRÉSIDER AUTREMENT» serait une sorte de nec plus ultra miraculeux pour « Faire avancer la France », comme le prétend cyniquement François Hollande : soudain théâtralement mitterrandisé jusqu’au simulacre, est une contre-vérité manœuvrière. Et même une bouffissure électoraliste aussi pertinente que la présence d’un psychopathe au milieu d’un jardin d’enfant ! En vérité, une sournoiserie !
D’autant que l’objectif “démocratique” majeur de la bienpensance socialiste de ce temps semble être, —aujourd’hui comme hier, celui de la mise sous “séquestre” judiciaire d’un nombre toujours plus grand de citoyens français.
Et ce ne sont pas les femmes et les hommes, récalcitrants au système de répression, d’opprobre et d’apartheid à rebours mis en place à leur encontre depuis des années, par les tenants d’un multiculturalisme exacerbé, qui diront le contraire.
Même si, dans cette perspective, il reste encore à définir la nature de la qualification du “crime”de dissidence, si cher à l’ex nomenklatura bolchevique de l’URSS défunte. Une qualification qui, en France, risque bien de retrouver prochainement un regain de vigueur inattendu. —En tout cas, M. Hollande… s’y emploie !
À ce train là, —avec l’élection d’un champion d’une identité française post-nationale de cet acabit, il faudra sûrement s’attendre, quelques jours, à ce que les Français soient contraints de demander eux aussi, à l’instar du député socialiste Jérôme Cahuzac, la permission de se rendre aux latrines.
Mais, que l’on ne s’y trompe pas ! Le peuple, lui, commence à devenir atrabilaire ! Même si la tribu des socialistes & Co —celle qui fait foie de toute bile !— feint encore de s’abuser sur les véritables aspirations des Français.
Les socialistes devraient pourtant savoir que, mal diagnostiquée, toute « Cirrhose » démagogique : connectée aux alambiques socioligarchiques internationaux, et en dépit de l’association prétendument curative des « Vins » de promesses trotsko-hollandiste, non seulement ne guérit pas, mais, au contraire, finit par gangrener le corps social tout entier.
Et ce ne sont pas les digressions électorales de chantres européistes, —en mal de nantissements prébendiers, qui, demain, vont changer la donne d’une France désormais en butte aux tentations totalitaires.
C’est pourtant dans cette pataugeoire électoraliste, saturée de m’as-tu-vuisme télévisuel et illuminée par la connivence d’une socioligarchie politique totalement débridée, que les prétendants au « Trône » élyséen : François Hollande en tête, entendent faire plonger un peu plus ce qui reste encore d’une France aujourd’hui placée en relégation économique.
Dans ce contexte, s’agissant de « La finance sans visage », stigmatisée pour la forme et dans l’intention de rassurer l’électorat socialiste, ce ne sont pas les rodomontades du premier secrétaire euromondialiste d’un PS acquis de longue date à une gouvernance supranationale, qui risquent de troubler, outre mesure, le petit monde des lobbyistes anglo-saxon ; peuplé de “bangstères” internationaux. D’autant que M. Hollande, adepte du double langage et dédaignant les paradoxes, a également consacré une interview rassurante : dans « The Gardian », en ces termes : « La gauche [.…] a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation ». Voilà, la City peut dormir tranquille ! « Il n’y a pas de crainte à avoir », a-t-il ajouté.
Ce qui démontre, qu’aux antipodes des intérêts français, —avec une France aujourd’hui désouverainisée et une gigantesque et très… « souveraine » dette publique sur le dos—, cette agitation politique, quasi psychotique, nous révèle surtout une tragi-comédie électorale digne de figurer géographiquement quelque part entre « Fouillis-les-Oies » et « Ouistitiville ».
Avec, pour maître d’œuvre intemporel de l’imposture politique à travers les âges : M. Perlimpinpin soi-même !
Thierry Theller
* « Rose Mafia » de Gérard Dalongeville. Editions : Jacob-Duvernet.
*Novlangue : langue rudimentaire imposée par la pensée policière entraînant un ramollissement de la pensée critique considérée comme un crime